{FLASH} Vous êtes condamnés à lire un roman

Commettre un meurtre envers un livre c’est de ne pas le lire… A travers cette définition, on peut dire que les criminels chez nous ce n’est pas ce qui manque… Avec un budget de un Dirham pour la lecture par an et par habitant, autant dire que c’est le dernier de nos soucis. Pour notre défense, on dira que c’est le cas un peu partout dans le monde. Certes, avec un budget plus élevé mais le constat reste tout de même alarmant: on lit de moins en moins et les choses ne se sont pas améliorées avec l’avènement d’Internet et un certain réseau social dont le mot livre (book) est une pièce maîtresse.

Mais en suivant cette logique : Internet on l’aurait eu avant tout le monde vu le retard que l’on a accumulé à ce niveau ( la lecture ) ce qui est faux , ne pas lire ici est une passion partagée par des millions bien avant que la technologie ne pointe le bout de son nez. On s’échange les livres que l’on n’a pas lus, les romans sont hérités de père en fils surtout quand il s’agit des rares livres au programme de nos chères écoles, un programme qui me tient à coeur, comme on dit « quand on aime on ne compte pas » et surtout de change pas. En partageant un livre, on sauve un arbre, une devise qui trouve sa source dans la volonté commune de lutter contre la déforestation.

Le virus de la lecture n’est définitivement pas à l’école que l’on risque de l’attraper… Elles sont trop propres pour cela. Mais c’est plutôt à l’extérieur que l’on peut le chopper; c’est soit inscrit dans nos gènes: certains jonglent avec un ballon, d’autre avec des livres soit de par notre environnement le plus proche. Pour ma part, c’est mon père qui m’a refilé le virus , un virus que j’entretiens avec soin , et je prie pour ne jamais enquérir. Mon père est le genre de personnes qui prend des congés pour lire ,.

Oui j’exagère. Il le fait… à la plage. Ce qu’on pourrait appeler un bronzage intelligent. Et comme tout garçon de mon âge, on veut ressembler à son père. Et sur ce coup, je ne me suis pas fait prier. Ainsi, chaque semaine, j’avais droit à ma dose de bandes dessinées ( Picsou magazine et j’en passe ). A la sortie de l’école, en voyant la voiture de ma mère, mes yeux fuyaient automatiquement vers le siège passager là où était posée la B.D. en question. Certains attendaient le week-end, moi le mien commençait plus tôt; plus précisément le mardi, date de sortie de la B.D.

En grandissant, je ne connaissais rien de ma ville en termes de rue, pas même le chemin de l’école, pendant tout le trajet j’avais la tête plongée dans les bulles , ma bulle. C’est à un âge plus avancé que je fais la découverte de Casablanca. Mon retard se fait encore sentir mais j’ai un alibi « qui tient la route ».


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