{FLASH} La Fête, d’hier à aujourd’hui

 

 

On est un peuple le moins que l’on puisse dire « fêtard » , mais pas dans le sens occidental du terme quoique cette facette ne nous est pas complètement étrangère. Mais ce dont on va parler aujourd’hui c’est des facettes nationale et religieuse via un voyage dans le temps.

A l’époque de nos aïeuls , on avait l’habitude de toquer aux portes de nos proches, parce qu’ils le sont pour une raison et ces fêtes sont l’occasion de les garder tout aussi proches, et réduire cette distance qu’a imposé l’urbanisme progressif qui touche nos villes.

Et si on plantait le décors ?

Autour d’une table remplie de gâteaux fait maison, parce que à l’époque le commerce de « Dyafa » des traiteurs et pâtisseries spécialisées n’existaient pas encore, pire, il était impensable de l’envisager à l’époque , on ne sous-traite pas l’accueil et la réception des gens qu’on aime.

On échangeait les informations de la semaine voir du mois car le fil d’actualité n’était pas aussi tendu que celui aujourd’hui, manque d’informations ? non juste l’art d’aller à l’essentiel , un art qui depuis est partie en désuétude. On ne se remémorait pas le passé avec nostalgie , parce que le présent de l’époque était glorieux.

Les visites se faisaient par expédition chez le haut de la hiérarchie familiale centre de rencontre, généralement les grands-parents. Toute la famille se déplaçait peu importe le moyen de transport pourvu que tout le monde soit présent. S’absenter était vu comme un affront.

Il y’avait de l’espace pour tout le monde, pas que les maisons étaient plus grandes bien au contraire , mais c’est juste que l’espace était mieux géré et les exigences de tout un chacun plus étroites, « Tisa3 f lekhatare » . De nos jours ils ont des salons de la taille d’un stade de foot mais avec le taux de remplissage de ceux du Qatar.

Quelque soit l’heure de votre visite , on vous sommera de rester pour partager le repas le plus proche à savoir le déjeuner pour une visite matinale et le dîner pour une visite en mi-journée. Une invitation que l’on pensait vraiment ,pas celle aujourd’hui que l’on ressort automatiquement et qui trouvera une réponse tout aussi automatique , un « non , merci c’est gentil , une autre fois » une conversation de robot quoi , sous couvert d’accord tacite : Je me dois de le dire et tu te dois de refuser, abroger à la règle n’est pas bien vu …c’est un affront , un affront qui a changé de camps en une génération !

 

– C’est qui lui la bas au fond ?

– Le fils de mon arrière cousine

 

Ceci est un extrait de la conversation d’une mère et son fils en 2016 ,rien d’extraordinaire pour nous , pour toi qui lit ce « papier » sur ton Ipad 7, mais pour ceux qui n’avait pour tablette que ceux en chocolat , ça ne se fait de poser ce genre de questions. Ne pas connaitre sa famille c’est ne pas se connaitre soit même    …..

Et on fait comment si la distance s’imposait comme contrainte immuable ? , et bien dans ce cas on prenait sa plume , et on traduisait ses sincères sentiments en lettres, qui donneront des mots ,qui feront des phrases , 2 par 2 pour donner naissance à un paragraphe , puis un Deuxième etc …le tout constituant un témoignage exhaustif (de nos sentiments les plus sincères) mais ô combien nécessaire au vu de l’importance de la personne de l’autre côté de la (boite aux ) lettre.

Cette même personne donnera naissance des années plus tard par le biais de ses arrières petits fils à une espèce rare , la 2.0 pour qui la distance  a changé de sens , et le temps frappé par une inflation sans pareil, désormais le temps c’est de l’argent.

Les amis et proches se comptent par milliers et oui je parle de la liste sur les réseaux sociaux …écrire à chacun, un message personnalisé est juste ..impensable , et combien même cela fut possible , pourquoi  faire …il y’a d’autres façons de procéder.

  • « Aid Moubarak Said » sur son mur Facebook : Avant ont lutté pour faire tomber des murs (Berlin si tu nous lis) , des années plus tard , chacun se construit le sien , pire encore , il n’arrête pas de le remplir à chaque fois que l’occasion se présente…y compris lors des fêtes. Les vœux une fois postés ,il faudra attendre les likes des autres sans pour autant oublier d’en distribuer en retour. On joue le rôle de César sur son mur mais aussi de la populace sur le mur des autres Un discours à  coup de post  et d’obéissance à coup de fouet …terme déchu qui a laissé sa place aux like ,qu’on l’aime ou pas ….les temps ont changé !
  • Les SMS groupés : Bon la c’est le comble avec 3 types de personnes : -Ceux simples et simplistes avec sobrement 3 mots : Aid Mubarak Said (la version en 2 mots existe aussi ! )-Ceux qui ont reçu un SMS « original » plein de rimes et qui feront transférer en rajoutant leurs noms, paix à ton âme Copyright …les 3éme eux ils vous emmerdent, ils sont à Marrakech , la fête , la vraie, c’est là-bas que ça se passe !

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