{Le jour ou} Ils sont partis à la plage

Et si on allait à la plage ? , en prononçant cette phrase , Issam n’avait en tête que du sable chaud, une mer qui respire la fraîcheur le tout sous l’œil bienveillant d’un soleil d’été, nécessaire pour le bronzage, la preuve irréfutable qu’il a passé un bon moment.

En prenant la route direction Bouznika avec son groupe d’amis , unisexe , Issam a vite compris que le tout Casa a eu la même idée au même moment avec des attentes diverses et variées. Le départ était prévu à 9h, une heure qui ne fut le début de rien, si ce n’est une maigre tentative de réveil, vouée, évidemment à l’échec, le vrai réveil se fera 1 heure plus tard ; si on enlève les 30 minutes de toilettage, les 45 minutes de packing , les 15 minutes , de “je traîne dans la maison car je suis sûr d’avoir oublié quelque  chose” et les 10 minutes pour se mettre tous en voiture, nous voilà au alentour de 12h30 et d’Ain sebaa , escorté par le tout casa évidemment , mais avec un atout que beaucoup n’ont pas , encore, le pass Dawaz , la fierté de notre autoroute , ce “laissez-moi passer” à toute allure , sous réserve de recharge au préalable , et à condition bien sûr de ne pas tomber sur un connard qui s’est trompé de voie ou a oublié de recharger …. 

Arriver prés de la zone “plage”, nos amis les gardiens sont là pour nous accueillir, avec des signes de la main , nous invitons à stationner , “chez eux” , pour seulement 10 dhs en respectant soigneusement la règle de “nous déclinons toute responsabilité en cas de vol”, …. Balance : “-10 dhs” 

En descendant de voiture, les 10 dhs en moins,  car payable en amont, puisque Mr ne sera pas là à notre départ, on se rend rapidement compte que les 10 minutes à traîner à la maison n’auront servies à rien , car on a pas d’eau , passage à la caisse, et cette fois la source de la vie à prix 10 Dhs ….Balance “-20 dhs” .

Il faut par la suite monter les escaliers et les redescendre pour arriver, pieds sur mer, encadrer par 2 maisons, qui eux ne connaissent pas la galère, de se déplacer pour profiter de la plage, eux ils n’ont qu’à ouvrir les fenêtres, mais ça c’est une autre histoire.

Nouveau comité d’accueil, les loueurs de tout et de rien , on te propose des parasols , qui connaissent le soleil et la chaleur par cœur , des chaises , pour prendre de la hauteur, des relax, pour prendre de la largeur , le tout variant entre 10 et 50 dhs, la bande prendra donc un parasol pour se prémunir de la boule de feu qui à 13h est à son maximum, pour le reste les serviettes suffiront , ….Balance “-50 dhs”

On s’installe , on regarde à gauche à droite et on peut dire que l’on est bien tombé si l’on à comme voisine , une belle sirène , pour certains ça sera un spot sans enfants , pour d’autres , ils se contentent du peu, pour le cas de Issam est sa bande, ça ne bande pas trop , à gauche , c’est une famille multiplié par 3 , tous sous un parasol brandé Heineken , ironie car elle abrite un barbu de confession, accompagné de sa femme, qui est en état de tout faire sauf se baigner, et de sa progéniture que l’on n’arrivera jamais à compter, tellement ils bougent dans tous les sens , c’est mignon , c’est des enfants , l’été , et la plage , ….jusqu’à ce qu’ils passent en courant et déplacent au passage l’équivalent de 2 tonnes de sable sur ta serviette, sans se retourner pour s’excuser évidemment. 

Le genre d’incident que l’on passera sous silence pour ne pas noircir le tableau.

 Walid le DJ du groupe a ramené son speaker portable, acheté 10X 300 dhs, de la marque Bosse , et c’est ce qu’il a fait pour se le payer , tout ça pour y mettre du cheb billal , à fond la basse , histoire de faire profiter toute la plage , Un dj résident par procuration avec l’accord de …..personne, Adil l’intello du groupe , lui n’est pas concerné par le brouhaha plonge sans se mouiller ,dans son livre , la meilleure façon de s’isoler.

La première baignade collective s’accompagne d’un stress quand à la surveillance des affaires, 2 options se présentent au groupe, la première “Fiyadi llah” , en d’autres mots , on y va et on constatera les dégâts par la suite , premier à balayer cette possibilité d’un revers de mains, Walid , car non il tient à sa baffe !

Option 2 : Demander aux voisins de jeter un œil aux affaires, au risque qu’ils prennent la tâche à la lettre et finissent par jeter un œil suivi d’une main, l’intello du groupe fera toute une tirade sur la confiance, ..et pour y mettre fin, le reste du groupe enterra l’option assez rapidement. 3éme et dernière option , y aller à tour de rôle , et c’est là que commença la baignade 2 par 2.

Une fois la baignade terminée, tout le monde se jette sur sa serviette, en poussant des “ahhhhh” de fatigue mélangée de relaxation , l’occasion de bronzer “officiellement” , la plage elle ne s’arrête pas, les vendeurs surtout, les beignets sont de sortie toute la journée , chaud comme la braise ,et le four n’y est pour rien , riche en Oméga 3 , elle conserve une chaleur naturelle et tout ça pour seulement une poignée de dirhams. Plus rafraîchissant, le vendeur de glaces, avec son cube qui lui sert de congélo ou la glace est passé par tous les états, du solide au liquide, le menu est lui tenu de l’autre main , 90% de ce qui est affiché n’est plus disponibles, depuis des semaines, donc l’on se rabat sur le stock existant, le but ici étant de se rafraîchir et non de se faire plaisir, la moitié de votre cornet finira par colorié le sable plus qu’à remplir votre estomac.

Après pas mal de calories brûlées, il faut se ressourcer, l’appel au pied du ventre se fait sentir, et l’on a encore une fois , pas 36000 anchois , la seule possibilité, c’est le thon avec du coca bien frais, commercialisé en bas de la rue, pour la modique somme de 30 dhs , forfaitaire encore une fois.

Après le plein , on commence à se poser des questions existentielles, du genre , on fait quoi maintenant ? maintenant qu’on ne peut pas de baigner, au risque de relâcher le thon dans la nature, qu’on ne peut pas dormir et l’explication ici vous viendra naturellement ,on peut pas jouer aux ballons, au risque de finir ballonner,..et c’est là que commence la partie la plus difficile de la journée plage , tuer le temps , avant qu’il ne vous tue.

La plage s’est transformée en moussem avec des tentes improvisées grâce au combo : Parasol, couverture” te gâchant la vue pour que eux aient de l’intimité , ironie du sort dans un lieu public, une intimité qui se limitera à faire la sieste ou à cuisiner un tajine loin du regards des autres  mais on oubli souvent qu’un tajine se sent plus rapidement qu’il ne se voit et qu’une sieste n’a rien de privé et qu’être loin du regard des autres est temporaire sinon l’on devrait arriver et repartir sous la tente ..donc impossible …en étant sobre évidemment.

La reprise du cours normal est effective avec le premier candidat à la baignade, et nous revoilà à tour de rôle, entre temps , un peu plus bas , on a déjà joué la finale de roland garros, celle de la ligue des champions , et tout ça sur du sable, sable qui se transforme en catwalk au passage des maîtres nageurs qui tournent le dos à la plage pour exhiber leurs abdos, à qui veut bien les voir, tablettes chocolat , 100% cacao , mais qui ne font rêver personnes, si ce n’est les petits qui rêvent de devenir maître nageur , car eux ne connaissent pas , encore , la vérité 

18h00, l’heure de plier parasol, direction Casablanca , avec des calories , un teint de peau et beaucoup de sable en plus.La prochaine fois que la bande pensera à se mouiller , ça ne sera pas jusqu’au cou..illes, car l’expérience fait froid dans le dos …entre autres !    


Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s